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Rédaction Mobilsfera
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La batterie de l’iPhone Duo n’est pas l’enjeu : son logiciel doit encore rattraper son retard

Une batterie de 4 883 mAh est correcte, sans plus. Pour que ce pliable à 1 999 $ vaille son prix, tout dépendra de la rapidité avec laquelle les applications exploiteront tout cet écran.

Publié
25 octobre 2026
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4 min
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Un téléphone à 1 999 $ est-il vraiment fini si bon nombre de vos applications n’ont pas encore appris à exploiter son immense écran ? Voilà la question qui gêne autour de l’iPhone Duo, arrivé en magasin le 23 octobre. Le matériel, c’est la partie sur laquelle Apple a manifestement transpiré. Le logiciel, nous l’attendons encore.

Voici l’essentiel. D’après les informations produit européennes d’Apple, rapportées par The Apple Post, la batterie fait 4 883 mAh dans un système à double batterie, et Apple annonce jusqu’à 31 heures de lecture vidéo sur l’écran intérieur et jusqu’à 44 sur l’écran extérieur. Ce sont les chiffres que tout le monde cite. Nous pensons que c’est la partie la moins intéressante de l’histoire.

La batterie est correcte, et c’est bien là le sujet

N’exagérons rien. Selon les standards d’Apple, 4 883 mAh, c’est beaucoup. Mashable note qu’elle dépasse tous les iPhone depuis l’iPhone 13, à l’exception de l’iPhone 17 Pro Max eSIM uniquement et des deux versions de l’iPhone 18 Pro Max. MacDailyNews ajoute qu’elle se situe entre l’iPhone 18 Pro et le Pro Max eSIM uniquement. Loger cela dans un appareil fin doté d’une charnière et de deux écrans est, selon nous, un vrai exploit d’ingénierie.

Mais un pliable est le seul téléphone dont la capacité ne dit pas tout. L’écran intérieur est une dalle de 7,6 pouces, et les chiffres d’Apple en montrent le coût: 31 heures de vidéo contre 44 sur le petit écran. Cet écart est le vrai sujet de la batterie. Si vous vivez sur le grand écran, comme tout le concept du téléphone le laisse penser, vous vivrez avec le chiffre le plus bas. Nous donnerions à cette batterie un solide B, sans éclat, et c’est acceptable. Cela ne l’est plus seulement si le logiciel la gaspille.

Une grande surface ne sert que si les applications la remplissent

C’est ici que la thèse prend tout son sens. Apple a fait des choix malins sur la forme: les deux écrans partagent le même format, et la société affirme qu’iOS 27 s’adapte aux différentes façons de tenir le téléphone. Creative Strategies, dans un test globalement enthousiaste, décrit des commandes qui se déplacent sur les côtés pour que le contenu visible reste à peu près identique à celui d’un iPhone 18 Pro, avec plus de contenu ou à peu près autant selon l’application, et très rarement moins.

Soit, et c’est astucieux. Mais « à peu près comme un iPhone classique » est un drôle de compliment pour un téléphone dont l’écran intérieur, selon Apple, est 50 % plus grand que celui de l’iPhone 18 Pro Max. À notre avis, un pliable justifie son prix quand l’espace supplémentaire change ce que l’on peut faire, pas quand il se contente de ne rien casser. Cela dépend moins des ingénieurs d’Apple que de chaque développeur dont vous ouvrez l’application au quotidien.

Les applications rattrapent leur retard, mais les premières semaines sont risquées

Pour être juste, il existe un scénario optimiste crédible. Le même test de Creative Strategies indique qu’en environ six jours avec le téléphone, les applications sont passées d’un état largement non optimisé (Perplexity et Claude faisant exception) à près de la moitié mises à jour, et que la plupart devraient être prêtes pour le retrait des clients vendredi. Il précise aussi que les applications conçues avec SwiftUI, le framework natif d’Apple, demandent en général peu de travail au-delà de la mise à jour vers Xcode 27.1. Nous croyons que cela s’améliorera vite. Apple a déjà fait ce numéro, et les développeurs ont de bonnes raisons de répondre présent pour un appareil haut de gamme.

Cela dit, le même testeur concède que l’expérience des journalistes n’a probablement pas été si bonne. « Ce sera bien dans quelques semaines » n’est pas le discours de l’annonce d’Apple, où John Ternus a déclaré que le Duo montre ce qui est possible « lorsque le matériel et le logiciel sont conçus ensemble ». Pour un téléphone à 1 999 $, nous pensons que l’écart entre ces deux phrases est précisément l’endroit où les premiers acheteurs devraient rester sceptiques.

Notre verdict

Si vous achetez l’iPhone Duo, achetez-le pour le matériel: la forme fermée qui tient dans la poche, le grand écran à finition mate, une batterie compétitive sans être héroïque. Ne l’achetez pas en espérant que chaque application que vous utilisez tire parti de cette surface dès le premier jour. Si vous passez l’essentiel de votre temps dans des applications tierces pas encore mises à jour, attendre quelques semaines ou quelques mois que l’écosystème mûrisse est un choix parfaitement rationnel.

Pour Apple, la leçon est claire. La valeur d’un pliable ne réside pas dans le pli, mais dans ce que le logiciel fait de l’espace. Le matériel a fait entrer le Duo par la porte. Il faut maintenant que le logiciel prouve que les 1 999 $ ont servi à autre chose qu’un rectangle plus grand.

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